En passant…

Salut aux travailleurs et travailleuses!

Maurice

En passant…

Une joyeuse nuit en perspective.

Les grenouilles chantent le printemps au ru d’à côté, accompagnées d’une pleine lune.

Bonne nuit!

Maurice

En passant…

”Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde”. Excusez!

Je me reprends: Aujourd’hui, ma vie c’est d’la neige.

Maurice

 

En passant…

Libérez la tête de la mascotte Anarchopanda.

Maurice

Trop de faux artistes? De quossé?

Je survole mon fil d’actualité Facebook. Ma souris glisse par-dessus un lien sans cliquer, mais le titre m’énerve: “Une entrevue avec Éric Emmanuel Schmitt* — Il y a trop de faux artistes”. J’aime bien M. Schmitt. Il est brillant, il a du charisme, il aime parler du bonheur. Je serais peut-être d’accord avec ce qu’il dit au sujet des faux artistes. Mais je n’en ai pas envie, de savoir ce qu’il en dit.

C’est quoi un faux artiste? Celui qui se fait croire qu’il a du talent ou celui qui fait croire aux autres qu’il en a?

Il y a l’artiste maudit, incompris. Trop bousculant, trop criant de vérité, trop de laideur à montrer.

Il y a l’artiste admis dans le cercle d’initiés, il est in, tendance. “C’est un génie, si jeune, tant de talent, époustouflant, la nouvelle vague, du jamais-vu!”

Il y a l’artiste qui cherche la célébrité dans la boîte de Cracker Jacks. On ne sait jamais combien de temps cela durera.

Il y a l’artiste qui dilate la rate.

Il y a l’artiste qui a enfin réussi parce qu’il passe à la tivi. Là, la parenté va soudainement s’afficher et affirmer avec un front de boeuf qu’ils ont toujours cru en lui.

Il y a l’artiste diva, monstre d’égoïsme qui a besoin de s’entourer pour se faire soutenir et parvenir à accoucher de son oeuvre. “Donnez-moi des Smarties, mais enlevez les verts, s’il vous plaît”. Non, excusez, pas besoin de dire “s’il vous plaît”, ce sont des ordres…

Il y a l’artiste condamné à faire la tournée des festivals de fins fonds et des bars minables, que les artistes “accomplis” regardent de haut.

Il y a les artistes surexposés qu’on n’est plus capables de voir à la télé, au cinéma, dans les galas; on a quasiment l’impression de les “voir” à la radio tellement on connaît leur voix.

Il y a l’artiste au sixième sens, qui peut illustrer ce que vous pensiez sans avoir réussi à le dire.

Il y a l’artiste has been. Paraît qu’il y a des dates de péremption. Says who? Celui qui signe la chronique en décide, il paraît.

Il y a l’artiste qui ne sort pas du garde-robe. “Ce n’est qu’un passe-temps”, pourrait-il dire en rougissant.

Il y a l’artiste kamikaze, sans parachute.

Il y a l’artiste en contrôle.

Il y a l’artiste PR, business. (Sont plus rares…)

Il y a l’artiste mineur, modeste de son état, mais assez frondeur pour oser s’offrir en pâture.

Il y a l’artiste qui donne du bonheur à ses amis, pas besoin d’être dans le front page, il a son public.

Il y a l’artiste qu’on aime bien et qu’on continue à suivre pour lui faire plaisir, dans le fond, on perd une soirée et on fait une B-A.

Il y a l’artiste engagé, social. (D’ailleurs, souvent, l’artiste aura fait mille et un petit boulots pour gagner sa croûte et connaît bien le sort des moins nantis, en plus d’être une bibitte souvent à fleur de peau.)

Il y a l’artiste qui prend le ton du critique qui s’y connaît sans se rendre compte des mauvais comptes rendus dont il fait lui-même l’objet.

Il y a l’artiste qui prend son temps et qu’on espère et dont on attend la dernière oeuvre en retenant son souffle.

Il y a l’artiste prolifique, une vraie machine. “Mais d’où ça sort?”

Il y a l’artiste qui a bien de la mémoire (mais c’est tellement plus que de la mémoire, son art…)

Il y a l’artiste qui maîtrise son matériau à un point tel qu’on croit son art facile.

Il y a l’artiste esthète, le naïf, le trash, l’avant-gardiste, le style beaux arts.

Il y a l’artiste extraverti en quête perpétuelle d’un public bouche ouverte dégoulinant de bave.

Il y a l’artiste souffrance. Il est la souffrance.

Il y a le sauvage, préoccupé par son intimité, son jardin secret, sa vie personnelle, pseudonymisateur.

Il y a l’artiste aux multiples personnalités, qui se décloisonne.

Il y a l’artiste qui veut tellement qu’on a un peu pitié de lui. S’il est heureux, pourquoi l’en priver?

Il y a l’artiste effarouché, qui a besoin d’encouragement.

Il y a l’artiste procrastinateur: un jour, il l’écrira son livre!

Il y a l’artiste imbu de lui-même, qui aspire tout l’air ambiant. Faut juste dégager et aller chercher de l’air ailleurs.

Il y a l’artiste trop beau pour être intelligent, pas le droit, ça irait contre le stéréotype.

Il y a l’artiste multiple, qui respire la création, qui crée tout ce qu’il touche, qui transforme l’ambiance.

Il y a l’artiste qui crée pour respirer.

Il y a l’artiste qui crée même en rêvant.

Il y a l’artiste qui ouvre une fenêtre, qui nous chamboule, qui décadre et nous force à regarder d’un autre point de vue.

Dans l’art, il y a la beauté. Même dans le trash, même dans le provocateur, il y aura toujours une forme d’harmonie, une règle de trois, une mise en scène pour nous accrocher et nous garder captif un temps donné.

Il me semble qu’il ne peut pas y en avoir trop. Faux, vrai? J’en oublie-tu?

(Note: on s’entend-tu que le masculin comprend le féminin?)

*D’ailleurs, M. Schmitt a écrit une pièce de théâtre inspirée du journal d’Anne Frank, du point de vue du père qui découvre le journal de sa fille, après la guerre. Justement, nous recevons dans notre contrée une exposition en provenance de la Maison Anne Frank de Hollande. Je me permets de faire de la convergence (on n’est jamais trop petit pour en faire) et vous invite à aller consulter la page de la Société culturelle du Pavillon des jardins. Imaginez, vous épargnerez le billet d’avion en venant plutôt dans les Basses-Laurentides et en visitant l’exposition ainsi qu’une église patrimoniale néogothique de surcroît. Prenez la sortie 252.

Cynthia

En passant…

Cé l’printemps viarge! Yes!

Pis du soleil avec ça et une température qui tourne autour du + 10!

Est-ce que je remise mes pelles? Ben oui… Peut-être mieux d’attendre encore un peu. Tu penses?

Peu importe cé l’printemps, le temps de se sucrer le bec.

Bon printemps!

Maurice

Beau projet

En passant prendre la poste, la semaine dernière, il y avait le feuillet d’information – Résumé du projet de plan d’urbanisme revisé – de la Ville de Brownsburg-Chatham.

Au 4e paragraphe du Mot du Maire:

“Le Conseil municipal tient à ce que la Ville prenne son envol et consolide ses pôles de développement, assure une gestion adéquate du territoire par la mise en place de milieux de vie de qualité, protège et mette en valeur son câdre bâti, préserve ses milieux de villégiature, favorise les activités récréotouristiques, assure le maintien et le développement des activités agricoles et redonne un sentiment d’appartenance aux citoyens envers leur collectivité”.

Que la Ville prenne son envol et redonne un sentiment d’appartenance aux citoyens. Monsieur le Maire, la Ville de Brownsburg-Chatham existe depuis 1999 (presque 14 ans), elle devrait avoir pris son envol! Vous constatez qu’il faut redonner un sentiment d’appartenance aux citoyens. Une force qui a été affaiblie, perdue. Monsieur le Maire, qu’est-ce que votre Conseil a fait, depuis novembre 2009, pour redonner, retrouver ce sentiment d’appartenance?

À l’intérieur du feuillet, on présente douze grandes orientations. Douze actions pour s’assurer d’une meilleure qualité de vie. On y parle de promouvoir la construction d’habitation de qualité et, dans la mesure du possible, intégrant des mesures de développement durable. Entre deux virgules, il est écrit ”Dans la mesure du possible”, ça permet une interprétation assez large!

On y parle aussi de préserver et mettre en valeur le patrimoine bâti, un fort potentiel historique et patrimonial. Monsieur le Maire, qu’est-ce que votre Conseil à fait, depuis novembre 2009, pour préserver et mettre en valeur le patrimoine bâti?

J’espère que ce projet de plan d’urbanisme sera bonifié et bien compris par le prochain Conseil, en novembre prochain.

Maurice

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